Au Togo, la lutte contre les maladies virales du manioc connaît un nouvel élan avec le renforcement des capacités techniques des acteurs sur la surveillance des maladies virales des plantes et la collecte digitale des données.
C’est une initiative conjointe de l’Université de Lomé et du Programme Ouest africain d’épidémiologie virale ou Central and West African Virus Epidemiology (WAVE).
La session tenue sur une période de six mois entre du 24 février au 11 août 2025 dernier, a connu la participation des agents de l’Institut de Conseil et d’Appui technique (ICAT), de la Direction de la Production Agricole (DPA) et des producteurs de manioc des cinq régions du Togo.
Elle a permis aux bénéficiaires de mettre en place un système de surveillance des maladies virales du manioc au Togo, un système d’information et de communication sur ces maladies et de maîtriser l’outil de collecte de données pour une meilleure gestion de ces maladies.
Les acteurs pourront ainsi mieux gérer de manière adéquate ces maladies par la mise en œuvre des stratégies de recherches basées sur des modèles épidémiologiques.

Ils disposent désormais d’outils nécessaires pour reconnaître les différents degrés de la maladie virale sur les feuilles de manioc, en utilisant une échelle. Ils sont capables d’utiliser des outils innovants pour la collecte des données par le logiciel « Kobocollect ».
Au Togo comme dans beaucoup de pays africains, la culture du manioc est sujette à plusieurs contraintes qui affectent la productivité.
Les maladies virales les plus importantes du manioc sont notamment la mosaïque Africaine du manioc (Cassava Mosaic Disease, CMD) et la striure brune du manioc (Cassava Brown Streak Disease, CBSD).
A cela s’ajoutent des maladies mineures que représentent les mycoses (cercosporiose, anthracnose, pourridiés), les bactérioses (feu bactérien, bactériose vasculaire, pourriture molle).
DKS