Face aux chocs climatiques, l’Afrique perd jusqu’à cinq pour cent de son PIB chaque année, un fardeau lourd pour un continent faiblement responsable du dérèglement.
Le deuxième Sommet africain sur le climat (AEC2), organisé par l’Éthiopie et l’Union africaine, se tiendra du 8 au 10 septembre à Addis-Abeba. Il vise à positionner l’Afrique comme leader et à mobiliser des financements pour l’action climatique.
Des leaders africains et mondiaux, ainsi que les parties prenantes, se réuniront pour établir un dialogue sur le climat, présenter des solutions climatiques africaines et décider de l’avenir africain dans le l’agenda climatique mondial, ont indiqué les organisateurs.
S’appuyant sur le premier somment de 2023, l’AEC2 ambitionne de consolider le rôle du continent en faveur de solutions africaines « éprouvées ». Il aura pour thème « Accélérer les solutions mondiales pour le climat : financement du développement vert et résilient de l’Afrique ».
Le continent accuse un déficit de 2 500 milliards de dollars pour financer les plans climat sur la décennie 2020-2030, selon la Climate Policy Initiative. Très vulnérable aux chocs climatiques malgré sa faible responsabilité historique, l’Afrique a besoin d’un effort financier massif pour concrétiser ses ambitions.
L’accent sera mis sur le potentiel du continent, notamment en matière d’énergies renouvelables. L’Afrique qui dispose de 60 pour cent des ressources solaires mondiales, n’a reçu que deux pour cent des investissements, l’an dernier. Le sommet entend transformer ce potentiel en projets concrets.
Fin juillet, le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a appelé à une action mondiale pour le financement climatique et à veiller à ce que les pays en développement, en particulier ceux d’Afrique, riches en potentiel solaire, mais à court d’investissements, participent pleinement à l’énergie propre.
Plus de 45 chefs d’État et de gouvernement sont attendus au sommet qui réunira des plénières de haut niveau, des tables rondes, des forums de jeunes et des expositions, mettant en valeur des initiatives africaines dans l’énergie, l’alimentation et les infrastructures climato-intelligentes, entre autres.