Une innovation sociale ingénieuse inclusive basée sur une approche communautaire au cœur d’une grande initiative de promotion intensive du maraichage. Une série d’atelier de formation au profit des conseillers techniques agricoles de l’Institut de conseil et d’appui technique (ICAT) sur « l’ingénierie sociale pour une gestion efficace des ouvrages hydroagricoles par les populations bénéficiaires des 400 sites de forages et périmètres maraichers » se déroule simultanément dans les régions Maritime et de la Kara.
Cette série de formation va se poursuivre également dans les régions des plateaux, centrale et des savanes au cours de cette semaine.
Cette formation qu’abrite la ville de Tsévié, chef-lieu de la région maritime, ce 30 mars 2026, est organisée et financée par le Projet d’appui au Mécanisme Incitatif de Financement Agricole fondé sur partage de risques (ProMIFA) en collaboration avec la Direction du développement rural (DDR).
L’objectif principal de cette activité d’ingénierie sociale, est de garantir une inclusion sociale, une meilleure utilisation et une bonne gestion des 400 ouvrages hydroagricoles que va implanter le ProMIFA par les populations bénéficiaires que sont les maraîchers.

Spécifiquement, il s’agit de former les agents encadreurs tels que les conseillers techniques de gestion des entreprises agricoles (CTGEA), les chefs section hydraulique villageoise (SHV) et les chefs d’agence ICAT (CAG) de ces bénéficiaires à identifier les acteurs locaux (maraîchers) autour de chaque site. Il est également question d’évaluer les capacités organisationnelles existantes autour des sites maraîchers et d’analyser les dynamiques sociales, économiques et culturelles.
Au cours de cette formation, il a été partagé aux participants des présentations portant sur : le ProMIFA ; la notion de coopérative ; les outils de gestion des infrastructures agricoles ; le questionnaire digitalisé avec l’outil « Kobo collect ». Des simulations pratiques de collecte de données avec « Kobo collect », une application d’enquête terrain qui a permis de tester le bon fonctionnement du dispositif de mise en œuvre de l’ingénierie sociale.
La formation donne le ton pour le démarrage des activités de l’ingénierie sociale sur le terrain. Il s’agira pour les conseillers techniques de l’ICAT de soumettre aux bénéficiaires du projet, un questionnaire pour collecter les informations. Le traitement et l’analyse de ces informations permettront de s’assurer que les sites identifiés sont garantis, sécurités et que les acteurs sont ciblés de façon objective pour l’exploitation de ces sites d’aménagement future.
A l’issue de cette série de formation puis en dehors de la collecte de données et des sensibilisations, les communautés seront accompagnées pour la mise en place et la formation des comités de gestion des forages et périmètres maraîchers ainsi que dans la mise en place d’un dispositif de suivi participatif.
M. Amenunya Kokou Elolo, chef division des aménagements et infrastructures à la direction du développement rural du ministère de l’agriculture et représentant de son directeur, a souligné que l’aménagement des périmètres maraichers initié dans le cadre ProMIFA, permettra aux producteurs d’augmenter significativement et durablement leur productivité agricole de contre saison en vue, de contribuer à la création d’emploi et à l’augmentation des revenues économiques en milieu rural puis au renforcement de la sécurité alimentaire et nutritionnelle.

Pour M. Kodjo Komla Omandon, responsable genre, inclusion sociale et nutrition sur ProMIFA, a au nom de son coordonnateur, précisé que l’investissement de sa structure pour la réalisation de 400 forages, la construction de 400 superstructures métalliques surmontées des tanks et la mise en place des périmètres maraichers, vient renforcer les multiples actions du gouvernement qui ambitionne de faire de l’agriculture un véritable moteur de croissance et de création d’emploi afin de réduire la pauvreté.
Le ProMIFA est un projet initiative du ministère de l’agriculture, de la pèche, des ressources animales et de la souveraineté alimentaire, co-financé par le gouvernement togolais et le fond international de développement agricole (FIDA) pour une durée de 6 ans en deux phases.


