Le projet « Formation de 5 coopératives féminines en transformation du manioc en gari, tapioca et galette » a été lancé le mardi 12 Août à Imoussa, une localité de la commune de Wawa 3.
Cette cérémonie de lancement officiel des sessions de formation a été couplée d’une remise de don de matériels et d’équipements à l’endroit des coopératives des villages Imoussa, Oudjè et Oulita-Gonobè.
Ce projet initié par l’Organisation pour un Développement Humain Intégral (ODHI) est financé à près de 4.000.000 FCFA par GIZ/ProEmploi+. Le projet prévoit pendant quinze jours à raison de 3 jours par coopérative à former les capacités de 125 femmes issues de 5 coopératives en techniques modernes de transformation du manioc en gari et de ses dérivés.

L’objectif visé est de contribuer à l’autonomisation financière des femmes appartenant à ces coopératives. Ce projet veut également doter les cinq coopératives de textes juridiques assortis de leur immatriculation auprès de l’autorité compétente.
Pour parvenir aux résultats escomptés qui sont entre autres le renforcement des capacités des bénéficiaires en gestion financière et de leur procurer des outils nécessaires.
Un lot de matériels et d’équipements ont été remis aux coopératives notamment Adiavou, Efoaboè, Izalèdou de Imoussa, Edigbokele de Oudjè et Itiéssi de Oulita-Gonobè. Il s’agit des rapeuses de manioc, des bassines de torréfaction, des presses métalliques manuelle, des tabliers personnalisés, des cache-nez, des sacs de jute , des grandes tables de travail, des couteaux ou éplucheurs, des spatules, des bols de mesure, des bâches de 20 m2, des paniers , des gants de protection, des sceaux en plastique, des tamisoirs et des bassines.
C’était en présence du préfet de Wawa M. Somenu Atsu , de la conseillère technique Pro-Emploi+ GIZ Mme Amewovi Adakou, du secrétaire général de la commune Wawa3 représentant son maire M. Djisnaba Hamadou Karim, du chef canton de Ounaboè Olukè Adjassem Atchou Sosthène VI, du chef d’agence de ICAT-Wawa M. Kemahou Komlavi ainsi qu’une foule d’habitant .
En présentant ledit projet et en remettant ce don , le directeur exécutif de l’ODHI a précisé que ce geste à caractère humanitaire fait partie d’un programme d’assistance que sa structure entend apporter aux femmes transformatrices de manioc devant leur permettre d’améliorer leurs conditions de travail et de vie.
Pour la représentante du président du conseil d’administration Mme Otoufo A. Mawuto, les bénéfices seront multiples à la suite de cette formation notamment des revenus familiaux, le renforcement du pouvoir de décision, le développement de compétences et la contribution à la croissance économique, etc…
« Ce projet s’inscrit dans le cadre du processus d’autonomisation de la femme qui est aujourd’hui une préoccupation clé du gouvernement. Pour lui , le manioc et le gari sont des denrées alimentaires dont la consommation est répandue et appréciée dans nos communautés. Il a invité les bénéficiaires de cette formation à non seulement tirer le meilleur profit par une bonne assimilation des nouvelles méthodes de fabrication de gari, tapioca et de galette mais également à être capable de vulgariser les techniques qui leur seront apprises en vue d’aider leurs camarades qui ne sont pas encore former à bénéficier le soulagement qu’entraineront les nouveaux procédés » a expliqué M.Somenu Atsu.

Il a remercié les initiateurs dudit projet et son partenaire GIZ tout en les invitant à étendre cette activité dans tous les milieux où sont produits le manioc.
L’un des responsables du CDQ de Oukpabe, M. Siamenou Komi a au nom des populations de Wawa salué l’initiative et a rendu hommage à l’ ONG ODHI qui œuvre de concert avec la GIZ pour contribuer à faire reculer la précarité dans leur localité.
Il a exprimé sa gratitude aux généreux donateurs pour l’assistance matérielle apportée aux femmes agricultrices. Il les a par ailleurs exhorté à poursuivre l’œuvre salutaire qu’ils accomplissent pour soulager les peines des femmes des milieux ruraux. Enfin, il a promis faire un bon suivi des bénéficiaires pour leur réussite qu’avec le concours de l’ICAT-Wawa.
Evrard Nomanyo