Malgré une progression annuelle moyenne de 1,6 pour cent depuis 2013, l’Afrique reste marginale dans les demandes de protection de nouvelles variétés végétales.
L’Organisation régionale africaine de la propriété intellectuelle (ARIPO) a rejoint la plateforme en ligne UPOV PRISMA, permettant aux obtenteurs africains de déposer plus facilement leurs demandes de protection pour de nouvelles variétés végétales.
Développée par l’UPOV (Union internationale pour la protection des obtentions végétales), PRISMA est une plateforme numérique centralisée qui permet aux obtenteurs de soumettre leurs demandes de protection via un guichet unique, auprès de six offices couvrant 70 pays, a indiqué l’ARIPO.
En utilisant PRISMA pour déposer auprès de l’ARIPO, les obtenteurs bénéficient d’un processus optimisé : la plateforme rationalise les dépôts multi-juridictionnels, permet la réutilisation des données pour plus de cohérence et offre un suivi en temps réel, garantissant le respect des délais critiques pour la protection.
La vice-secrétaire générale de l’UPOV, Yolanda Huerta, s’est félicitée de cette collaboration, affirmant qu’elle reflète un engagement commun à soutenir les obtenteurs en simplifiant l’accès à la protection, tout en favorisant l’innovation agricole et en contribuant à la sécurité alimentaire en Afrique.
De son côté, le directeur général de l’ARIPO, Bemanya Twebaze, a salué cette intégration comme une étape majeure, affirmant qu’elle modernise l’administration de la protection des obtentions végétales en offrant un processus plus efficace, sécurisé et transparent aux déposants dans le cadre du nouveau Protocole d’Arusha.
Entré en vigueur en 2024, ce Protocole établit un cadre commun pour la protection des variétés végétales dans les pays africains membres de l’ARIPO. Aligné sur la Convention UPOV de 1991, il vise à stimuler l’innovation agricole en facilitant l’accès aux droits pour les obtenteurs de nouvelles variétés.
Bien que la dynamique mondiale de la protection des variétés végétales (PVP) soit en croissance, le continent reste nettement sous-représenté. En 2022, le nombre total de demandes de PVP dans le monde dépassait les 20 mille, contre seulement quelques centaines en Afrique.