L’Association Ouest-Africaine du Commerce Transfrontalier de Produits Alimentaires, Agro-Sylvo-Pastoraux et Halieutiques (AOCTAH), poursuit son programme de sensibilisation contre les tracasseries routières au Togo.
Elle a en effet initié ce vendredi 17 juillet 2026 sur le site de la Foire « village Evala » du nouveau marché de Kara en marge des luttes traditionnelles en pays kabyè, une séance de sensibilisation des acteurs du commerce transfrontaliers de la région.
L’initiative s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du projet « Renforcer la participation des femmes et des jeunes au commerce transfrontalier en Afrique de l’Ouest ». Un projet qui vise notamment à réduire les barrières non tarifaires, améliorer la fluidité des échanges, et promouvoir l’utilisation de solutions numériques innovantes telles que l’application Road Fluidity.

Ce « Roadshow » de sensibilisation a réuni les commerçants transfrontaliers, notamment les petites commerçantes, les jeunes et les transporteurs du secteur informel de même que les autorités administratives et locales et des partenaires technique et financiers.
Selon l’AOCTAH, ce public cible reste en effet quotidiennement confrontés à des tracasseries routières : multiplication des points de contrôle non coordonnés, prélèvement informels et paiement illicites, application incorrecte des mesures sanitaires et accès limité aux services d’information de recours et d’assistance.
Ces obstacles renchérissent les coûts logistiques, fragilisent la compétitivité des petits acteurs et compromettent la fluidité des échanges entre zones de production excédentaires et zones déficitaires.
La séance a donc servi de cadre de sensibilisation, de dialogue et de partage d’expérience entre les acteurs du commerce transfrontalier de la région.

« L’objectif c’est de pouvoir crée un cadre de discussion entre les acteurs du commerce transfrontalier principalement au Togo. Nous sommes aujourd’hui à Kara, nous rassemblons les femmes commerçantes, les transporteurs des produits agricoles, ainsi que les autorités à la frontière de Kémérida afin qu’ils puissent échanger sur les difficultés qu’ils rencontrent souvent lorsqu’ils veulent faire le commerce de leurs produits », a indiqué YOVO Kokou, responsable du suivi et évaluation du projet.
« Ces dames rencontrent souvent des problèmes à la traversée des frontières, lorsqu’elles n’ont pas les documents requis, ou soit lorsqu’elles rencontrent les forces de sécurité, elles perdent du temps par manque d’information et de documentation. Pour éliminer ces genres de barrières, ces évènements sont important afin que ces acteurs puissent discuter entre eux pour pouvoir trouver des consensus dans le but de pouvoir fluidifier encore plus le commerce de ces dames », a-t-il précisé.
Il faut souligner que les axes de postes frontaliers connaissent une intensification saisonnière des flux commerciaux en particulier à l’occasion des fêtes traditionnelles Evala, qui rassemblent chaque année un nombre important de commerçants, transporteurs, producteurs et populations transfrontalières.
Ingrid K. / La Rédaction
