Les Cadres de Concertation Corridor (CCC) du Togo et du Bénin se concertent pour un partage d’expériences et une évaluation des résultats des sensibilisations et fédération des acteurs sur le commerce intracommunautaire. Les échanges ont débuté le 29 juin au Bénin et se sont achevés le 04 juillet au Togo. Ils s’inscrivent dans le cadre du Programme Régional d’Intégration des Marchés Agricoles (PRIMA) qui est une initiative conjointe du Fonds International de Développement Agricole (FIDA) et des gouvernements du Togo et du Bénin.
Les réunions de partage d’expérience ont démarré au Bénin à Djougou du 29 au 30 juin 2026 pour les corridors de Malanville et de Djougou (pour les acteurs de la partie béninoise) puis Gando et Kétao (pour les acteurs togolais) ainsi qu’à Dassa du 01 au 02 juillet 2026 pour le corridor de Glazoué (du Bénin) et de Tchamba (du Togo ).
Elles se sont achevées au Togo à Atakpamé du 03 au 04 juillet 2026 dans la région des plateaux pour les corridors de Bohicon et Dogbo (pour les acteurs béninois) puis Notsè et Anié (pour les acteurs togolais).
Ces différentes rencontres ont réunis les Cadres de Concertation Corridor (CCC) composées des producteurs agricoles, des commerçants, des différents corps de contrôles, des autorités locales et administratives, des représentants de l’Agence Régionale pour l’Agriculture et l’Alimentation (ARAA), des membres des équipes du projet PRIMA (Togo et Bénin) et de l’Association Ouest Africaine du commerce transfrontalier des produits Alimentaires, Agrosylvo pastoraux et Halieutiques (AOCTAH).

Ces ateliers ont permis d’évaluer l’avancement des activités menées au sein de chaque corridor afin de proposer des solutions durables pour améliorer l’efficacité du commerce agricole entre le Togo et le Bénin.
Il a été question de l’examen et de l’approbation du rapport d’avancement du programme d’activités de chaque CCC ; présenter les résultats du dispositif de suivi des flux de chaque corridor ; présenter les résultats de l’opération fluidité routière dans chaque corridor ; présenter les résultats de l’évaluation des sensibilisations des acteurs sur le commerce intracommunautaire ; et d’identifier de façon participative, les entraves au commerce des produits agrosylvopastoraux qui persistent et de définir les actions nécessaires y inclus de plaidoyer.
L’atelier d’Atakpamé a été lancé par M. KOUNOUTCHI Kokouvi, directeur régional de l’agriculture Plateaux Est. Il avait à ses côtés pour la circonstance, M. d’ALMEÏDA Rufino, préfet du département de Couffo au Bénin ; Dr GNIKPO Fassinou, représentant du volet régional du PRIMA basé à l’ARAA et M. DOGO Madawè, coordonnateur opérationnel délégué du PRIMA-Togo.
M. Kokouvi a, au nom du ministre de l’agriculture, de la pèche, des ressources animales et de la souveraineté alimentaire, a souligné l’importance que son ministère accorde à cette plateforme multi-acteurs pour l’atteinte des objectifs du PRIMA avant d’exhorter les participants à des échanges francs et fructueux pour une participation active à lever définitivement les goulots d’étranglement qui paralysent les échanges commerciaux entre les deux nations. Il a fait la litanie des obstacles au commerce transfrontalier et a réaffirmé la détermination du gouvernement togolais de moderniser son agriculture et de fluidifier les corridors commerciaux grâce à une coopération renforcée entre les institutions publiques et le secteur privé des deux pays frères.

M. Rufino a rappelé les liens de fraternité séculaires et historiques qui unissent les deux pays, notamment à travers les fondateurs des grands royaumes du Sud-Bénin originaires du Togo. Il a rassuré, au nom des autorités administratives béninoises, à lever les entraves au commerce sous-régional afin d’atteindre l’objectif du projet PRIMA d’augmenter les échanges commerciaux d’au moins 30 %.
Rappelons que les Cadres de Concertation Corridor (CCC) constituent un levier essentiel de la composante 3 intitulée « Dialogue politique et engagement citoyen » du PRIMA. Ils ont pour mission d’instaurer un dialogue permanent, inclusif et constructif entre les administrations publiques, le secteur privé et les organisations de producteurs.


