Le Togo dispose d’un Plan stratégique intégré pour l’élimination de la rage au Togo (PSIER) pour le compte de la période 2026-2030. Le document a fait l’objet de validation au cours d’un atelier qui a pris fin ce 1er juillet 2026 à Atakpamé dans la région des Plateaux, un évènement couplé du lancement officiel d’un projet pilote dans la région des Plateaux-Est.
Selon le ministère en charge des ressources animales, le PSIER 2026-2030 s’inscrit dans l’approche « Une seule santé » (One Health), qui promeut une collaboration étroite entre les secteurs de la santé humaine, de la santé animale et de l’environnement.
Il prévoit notamment de renforcer la surveillance épidémiologique, de prévenir les morsures, d’améliorer la couverture vaccinale des chiens, de garantir une meilleure prise en charge des personnes exposées et d’intensifier les actions de sensibilisation au sein des communautés.
Les travaux ont connu la participation des principaux acteurs du secteur de la santé humaine, de la santé animale, de l’environnement, des collectivités territoriales, des partenaires techniques et financiers ainsi que des organisations de la société civile autour d’un objectif commun : éliminer les décès humains dus à la rage d’ici 2030.
Il faut souligner que la rage demeure l’une des zoonoses les plus meurtrières au monde. Au Togo, malgré les progrès accomplis ces dernières années, elle reste un défi majeur de santé publique. En 2025, les services vétérinaires ont enregistré 1 131 cas de morsures, 15 cas confirmés de rage canine ainsi que plusieurs décès humains, soulignant la nécessité de renforcer les actions de prévention et de contrôle.
DKS


