Le Togo poursuit son chemin vers le respect des engagements de Malabo en faveur de la transformation du secteur agricole. Le pays entre dans la phase finale de ce « marathon agricole » lancé il y a plus de 10 ans.
Les données du cinquième et dernier rapport biennal sur la Déclaration de Malabo étaient en effet au centre d’un atelier de validation le 12 août 2025 à Lomé entre les acteurs du monde agricole, les institutions publiques et les partenaires.
Pour le compte de cette année, l’enjeu est de taille selon le ministère en charge de l’agriculture : il était question de fournir un rapport complet et validé par tous les acteurs avant le 13 août 2025, date butoir fixée par la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).
Il fallait également combler les données manquantes, vérifier et corriger les indicateurs, intégrer les dernières observations, et donner le feu vert final au rapport.
In fine, l’objectif est de permettre au Togo de contribuer au rapport continental qui fera le bilan définitif des engagements de Malabo. Une étape qui marque selon le gouvernement, une avancée décisive dans la finalisation du rapport national qui sera transmis aux instances régionales et continentales, contribuant à dresser le bilan global des progrès vers les objectifs de Malabo.
Il faut souligner qu’au cours de la précédente évaluation, aucun des 49 pays évalués n’avait atteint le seuil fixé. Le Togo s’en était toutefois mieux sorti que la moyenne africaine, avec une note de 4,80 contre 4,56, malgré des données incomplètes.
Pour rappel, c’est en 2014 que les chefs d’État africains ont signé à Malabo, un pacte ambitieux pour transformer l’agriculture du continent, avec des objectifs clairs à atteindre d’ici 2025 : éradiquer la faim, réduire de moitié la pauvreté, booster le commerce agricole, renforcer la résilience face au climat et rendre des comptes tous les deux ans.
DKS