Le secrétaire général du Comité de coordination des filières Café-cacao (CCFCC) tire la sonnette d’alarme sur l’un des fléaux qui sapent les efforts de développement de de la filière Café et Cacao au Togo.
« Nous avons tous le devoir d’œuvrer à décourager les pratiques de contrebande qui créent du désordre sur le terrain, particulièrement ces deux dernières années », a en effet martelé Enselme Gouthon à l’occasion du lancement vendredi 04 septembre dernier, de la campagne 2026-2027 de commercialisation du café et du Cacao.
Le secrétaire général du CCFCC a souligné que cette pratique peu orthodoxe procède d’une surenchère qui dérègle les dispositions mises en place par les acteurs des deux filières, en ce sens qu’ « elle contourne le fisc et constitue un manque à gagner pour l’économie nationale. Elle doit être combattue avec rigueur ».
Enselme Gouthon a évoqué le cas de la contrebande dans le Litimé qui, a-t-il expliqué, est « source de désordre et de manque à gagner ».
Il faut souligner que le lancement de cette nouvelle campagne intervient dans un contexte marqué par la nécessité de renforcer la compétitivité des deux filières et de mieux répondre aux exigences des marchés internationaux.
Dans cette dynamique, la qualité, la traçabilité et la professionnalisation des acteurs figurent ainsi parmi les principales priorités affichées pour la campagne.
Selon les données du Comité de coordination des filières Café-cacao (CCFCC), la campagne 2025-2026 s’est achevée sur un recul des exportations.
Quelque 2600 tonnes de café et 8900 tonnes de cacao ont été exportées, contre respectivement 4400 tonnes et 24.000 tonnes au cours de la campagne 2024-2025.
Afin de soutenir les producteurs, plusieurs mesures sont renforcées, notamment l’accès aux engrais, au matériel végétal subventionné et la lutte contre la contrebande.
Dans le cadre du Programme de modernisation de l’agriculture togolaise (ProMAT) 2025-2034, 12 techniciens de formation professionnelle et 91 conseillers techniques en gestion et économie agricole sont notamment déployés pour accompagner les producteurs.
Les efforts portent également sur l’amélioration de la qualité après récolte. Deux centres de traitement post-récolte ont ainsi été inaugurés à Kessibo-Abrewankor et Mpoti-Blitta. À Lomé, la Maison du café « Le Terroir » constitue, pour sa part, un nouvel espace dédié à la valorisation du café.
Le gouvernement entend également veiller à une meilleure rémunération des producteurs, tout en préservant l’équilibre de la chaîne de valeur.
David S.
