Le Togo et ses partenaires notamment la FAO s’investissent dans la compétitivité et la résilience du secteur privé national dans les domaines de l’agriculture, des ressources en eau et de la foresterie face aux risques et impacts climatiques.
Lomé accueille en effet depuis ce 17 mars 2026, un atelier national de validation de deux (02) stratégies : il s’agit de la stratégie d’engagement du secteur privé dans les investissements climato-résilients, et la stratégie de partenariat public et privé (PPP) dans le domaine de l’agriculture résiliente au climat.
Prévus pour 02 jours, les travaux sont organisés par le Ministère délégué chargé du Commerce et du Contrôle de la Qualité (MDCCQ), à travers la Direction Générale du Développement du Secteur Privé, en vue de l’examen et de l’adoption des stratégies proposées avant leur opérationnalisation.
Ces stratégies indiquent notamment les priorités et les actions à mener. Elles marquent également la volonté de l’Etat à engager les actions nécessaires pour le développement résilient et sobre en carbone du secteur privé togolais en mettant l’accent sur les secteurs socio-économiques productifs (Agriculture, Foresterie et Ressources en eau) en vue du développement du secteur privé.
Pour Dr Oyétoundé DJIWA, Chargé de bureau de la représentation de la FAO au Togo, la question des changements climatiques exige de plus en plus une implication active du secteur privé dans les politiques publiques.
« Il existe aujourd’hui des opportunités de financement au niveau mondial pour permettre au secteur privé de contracter des prêts pour investir dans la recherche des solutions aux problèmes climatiques dans les domaines tels que l’agriculture, l’élevage, la pêche et la foresterie », a-t-il fait savoir.
Le Directeur du cabinet du ministre délégué chargé du Commerce et du Contrôle de la Qualité, Mensah Koffi Vinyo, a pour sa part relevé que les deux projets de stratégies sont le résultat d’un processus rigoureux et participatif avec les parties prenantes clés des administrations et des acteurs du secteur privé.
Selon lui, les défis climatiques auxquelles fait face le Togo exigent une transformation profonde des modes de production et de consommation non seulement basée sur l’action de l’Etat, mais également sur le partenariat public et privé (PPP).
Il faut souligner que cette dynamique s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du projet de renforcement des capacités nationales et régionales pour une gestion efficace des risques climatiques au Togo. Elle est également le fruit d’un partenariat entre la FAO et le Togo à travers le Ministère de l’Environnement, des Ressources Forestières, de la Protection Côtière et du Changement Climatique (MERFPCCC), et le Ministère délégué chargé du Commerce et du Contrôle de la Qualité (MDCCQ).
En rappel, ces stratégies ont été élaborées à travers le projet NAP Readiness « Renforcement des capacités nationales et régionales pour une Gestion efficace des risques climatique au Togo » financé par le Fonds vert pour le climat (GCF) et mise en œuvre par la FAO en sa qualité d’entité accréditée auprès du GCF, en collaboration avec le MERFPCCC en sa qualité d’autorité nationale désignée auprès du GCF.
David S.


