Les océans abritent 80% de la biodiversité de la planète mais leur situation est critique avec une surexploitation des ressources et des écosystèmes dégradés. Il urge donc de protéger les océans pour maintenir une source de nourriture irremplaçable pour des milliards d’êtres humains et protéger les populations contre le changement climatique.
C’est dans cette optique que les organisations partenaires du programme WASOP – West Africa Sustainable, le Programme l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), la Commission sous régionale des pêches (SRFC), le Comité des pêches pour le golfe de Guinée centre-ouest (FCWC), l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), l’Agence européenne de contrôle des pêches (AECP), Expertise France, en partenariat avec la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest(CEDEAO) ont massivement répondu à la 12ème édition du Forum Régional marin et côtier (FOMACO) organisé par le Partenariat Régional pour la Conservation de la zone Côtière et Marine en Afrique de l’Ouest (PRCM), partenaire de mise en œuvre de WASOP.
Très actif à cette rencontre de haut niveau, l’Ambassadeur de l’Union Européenne auprès de la République Islamique de Mauritanie, Son Excellence Joaquim TASSO VIALLONGA a souligné l’importance et la dynamique de l’océan dans les relations entre l’Union Européenne et l’Afrique de l’Ouest. Il a de ce fait convié les différents acteurs des deux continents à travailler en synergie pour protéger les écosystèmes marins et côtiers.
« L’océan est un commun qui nous relie : l’Union européenne et l’Afrique de l’Ouest travaillent ensemble pour protéger l’océan. Grâce à la mobilisation de l’ensemble des acteurs, publics et privés, nous avons une chance unique de garantir un avenir durable et bleu pour tous », a martelé Son Excellence VIALLONGA.
A en croire les partenaires engagés dans une approche intégrée axée sur le développement économique local et la gouvernance des océans, tout en préservant les écosystèmes marins et côtiers à l’instar du programme WASOP, les actions concrètes à mener sont nombreuses pour relever le défi de l’océan durable.
Ces actions sont entre autres, la création d’aires marines transfrontalières, l’organisation spatiale des ZEE, gestion durable des ressources marines et côtières, le transport décartonné, les chaînes de valeur bleues au bénéfice des communautés locales et de leur résilience socioéconomique (aquaculture et pêche durable, éco-tourisme etc.) … avec une valeur estimée à 405 milliards de dollars d’ici 2030 pour le continent africain.
Selon la Stratégie africaine pour l’économie bleue (ABES), l’économie bleue durable constitue un gisement d’opportunités colossal sur le plan économique et environnemental.
Gilles Essonana (ReJPAH-AOS)


