Atakpamé, 2 Juin 2026. – Après la phase de la rédaction du rapport à Tsévié du 28 au 30 mai, le projet 2 du programme de Renforcement de la Résilience à l’Insécurité Alimentaire et Nutritionnelle au Sahel, P2-P2RS Togo, entre dans sa phase décisive. L’atelier de validation de l’évaluation à mi-parcours s’ouvre ce matin à Atakpamé.
Cinquante acteurs clés sont réunis aujourd’hui : cadre du ministère de de l’agriculture , de l’environnement , des finances, de la planification, de la santé/nutrition, directeurs régionaux, ANAMET, ANGE, CONACILSS, INSEED et société civile.
Un bilan à mi-chemin pour le P2-P2RS d’un montant de 17.510 milliards de FCFA financé par la BAD, la BOAD, l’Etat Togolais et les bénéficiaires. Le projet issu d’un programme sous régional initié par le CILSS vise à améliorer la sécurité alimentaire et les revenus de 395 000 personnes dont 40% de femmes dans un contexte de changement climatique.
Au programme , la présentation des conclusions du rapport provisoire élaboré à Tsévié, travaux de groupe par composante pour vérifier les 5 critères notamment la pertinence, l’efficacité , l’effet , la durabilité suivis de restitution en plénière.
Mise en œuvre dans dix communes de la région des Plateaux, le P2-P2RS Togo constitue un levier important pour l’amélioration durable des conclusions de vie des populations vulnérables.
Avec la clôture prévue fin décembre 2027, cette validation doit permettre d’ajuster le tir et d’ accélérer l’impact sur le terrain.

À l’ouverture de l’atelier de validation du rapport de bilan à mi-parcours du Projet P2-P2RS Togo, le Directeur Régional de l’Agriculture , de la Pêche, des Ressources Animales et de la Souveraineté Alimentaire des Plateaux-Est M. Kounoutchi Kokouvi a rappelé l’importance stratégique de ce projet pour le pays.
Face aux effets des changements climatiques, aux perturbations des marchés agricoles et aux défis de la sécurité alimentaire, la DRAPRASA souligne que le P2-P2RS joue un rôle fondamental. Son ambition : améliorer durablement les conditions de vie des populations rurales, accroître la productivité agricole et renforcer la résilience des ménages vulnérables.
Pour le directeur, l’évaluation à mi-parcours n’est pas une simple formalité administrative. C’est un < outil de pilotage stratégique> pour mesurer les acquis, identifier les contraintes et proposer des ajustements afin d’optimiser l’impact d’ici la fin du projet.
Il a pour finir, insisté sur la responsabilité collective :< aucun acteur ne peut relever seul les défis de la sécurité alimentaire et de la création d’emplois ruraux. Partenariat, concertation et synergie d’actions restent donc les clés de la réussite a-t-il ajouté. Il a salué l’engagement des partenaires et des équipes techniques avant de déclarer ouverts les travaux de l’atelier.

L’occasion a permis aux participants de suivre un exposé sur l’état de la résilience des ménages à l’insécurité alimentaire au Togo à travers les chocs climatiques et la pauvreté. C’était en compagnie de l’ingénieur statisticien économiste de l’INSEED M. Kabissi Gnaroudjéba.
Au cours de son exposé, il a fait ressortir le modèle AMR tout en s’appuyant sur trois capacités entre- autres l’absorption et la transformation en passant par l’adaptation .
Pour sa part, l’ingénieur agronome à la Direction de la Planification, des Statistiques Agricoles et du Suivi-Evaluation ( DPSSE) M. Diwediga Sagou a également fait le point d’étape et les perspectives 2026-2027.
Il a mis l’accent sur le rapport provisoire de revue à mi-parcours, Janvier 2026. Il s’est agi de l’avancement et méthode , des forces et défis constatés, des enseignements, une conclusion et perspectives 2027 ainsi que des actions à retenir.
Évrard Nomanyo


