Les alevins sont placés en haut de la structure, tandis que les poissons arrivés à maturité se trouvent plus bas, facilitant leur récolte.
Au Kenya, l’entrepreneur Jack Oyugi mise sur une ferme piscicole verticale où grandissent environ 10 000 tilapias afin de répondre à la demande croissante de poisson tout en économisant l’eau. Son installation, située à Ongata Rongai, localité aride au sud-ouest de la capitale Nairobi, repose sur huit bassins superposés et interconnectés, a rapporté le média allemand Deutsche Welle (DW).
Les alevins sont installés au sommet de la structure, tandis que les poissons arrivés à maturité grandissent dans les bassins inférieurs, facilitant ainsi leur récolte. Face aux sécheresses récurrentes, cette ferme piscicole verticale, qui recycle jusqu’à 95 pour cent de son eau, pourrait contribuer à renforcer la sécurité alimentaire tout en créant de nouvelles sources de revenus dans les régions les plus arides du pays, souligne DW.
« Quand je suis arrivé ici, on me demandait toujours si cela pouvait fonctionner. La plupart des bassins que j’avais vus étaient à sec », a confié l’entrepreneur au média allemand.
Un Circuit fermé
Le système fonctionne en circuit fermé : l’eau circule en permanence à travers des dispositifs de biofiltration et d’aération inspirés du fonctionnement naturel d’un lac.
« Un lac possède un mécanisme d’auto-épuration grâce aux micro-organismes. Nous avons cherché à reproduire ce processus là où nous en avons besoin », a-t-il expliqué. Entièrement alimentée à l’énergie solaire, l’exploitation limite sa dépendance aux infrastructures locales.
Les déchets issus des bassins sont collectés puis transformés en engrais organique, devenu la composante la plus rentable de l’activité. Ce biofertilisant offre aux agriculteurs voisins une alternative aux produits chimiques et l’espoir de meilleures récoltes malgré la sécheresse.
Au Kenya, où la demande en poisson dépasse largement la production nationale, ce modèle circulaire suscite un intérêt croissant. Le pays produit bien moins de la moitié des 510 000 tonnes nécessaires pour satisfaire la consommation annuelle, selon un rapport de 2024 du Service kényan des pêches.
source; DW


