Le Programme Régional d’Intégration des Marchés Agricoles au Togo (PRIMA-Togo), sous la tutelle du ministère de l’agriculture, de la pêche, des ressources animales et de la souveraineté alimentaire, organise une vaste campagne de formation des membres des cadres de concertation corridor sur les textes et principes régissant le commerce transfrontalier des produits agrosylvopastoraux et halieutiques.
Ces formations ont démarré depuis le 12 mai 2026 dans plusieurs localités stratégiques du projet, notamment à Gando, Kétao, Tchamba, Anié et Notsè. A Notsè dans le corridor Sud. Elles mobilisent du 22 au 23 mai 2026 plusieurs acteurs issus des administrations préfectorales et communales, des organisations de commerçants, des interprofessions agricoles, des services de douane, de police, de gendarmerie, des services phytosanitaires et vétérinaires ainsi que des structures techniques et organisations de la société civile.

Le programme de formation couvre plusieurs thématiques majeures liées au commerce transfrontalier des produits agricoles. Les participants sont notamment formés sur les fondamentaux du commerce transfrontalier en Afrique de l’Ouest, le Schéma de Libéralisation des Échanges de la CEDEAO, le Tarif Extérieur Commun, les procédures douanières, les normes sanitaires et phytosanitaires, le leadership inclusif et sensible au genre ainsi que les droits et obligations des acteurs du commerce transfrontalier.
Les sessions abordent également les techniques de plaidoyer et de dialogue public-privé afin de permettre aux cadres de concertation corridor de jouer pleinement leur rôle d’interface entre les autorités administratives et les acteurs économiques.
Pour garantir l’efficacité des apprentissages, l’approche méthodologique adoptée alterne présentations théoriques, études de cas, simulations et échanges interactifs entre participants et experts. Les formations sont animées par des spécialistes issus de l’Association Ouest-Africaine du Commerce Transfrontalier des produits Alimentaires, Agro-sylvo-pastoraux et Halieutiques (AOCTAH), de l’Agence Régionale pour l’Agriculture et l’Alimentation (ARAA), du ministère chargé du Commerce ainsi que de l’équipe de coordination du PRIMA-Togo.
A Notsè, le 22 mai 2026, le ton du démarrage des travaux a été donné par le préfet de Haho, représenté par M. AMEGANTSE Kositsè Yawo, président du cadre de concertation corridor Sud. Il avait à ses cotés pour la circonstance, M. ASSOGBA Kokouvi, secrétaire général de la commune Haho 1 et M. DOGO Madawè, coordonnateur opérationnel délégué du projet PRIMA -Togo. M. AMEGANTSE a salué cette belle initiative du gouvernement et à relever la nécessité d’outiller les membres des cadres de concertation sur les techniques d’identification et de structuration des problèmes, le dialogue public-privé, le leadership inclusif basé sur le genre ainsi que de la conduite d’un plaidoyer.
Pour M. Madawè, cette série de formations répond à plusieurs difficultés qui continuent de freiner le commerce intracommunautaire malgré les politiques de libre circulation mises en place dans les espaces UEMOA et CEDEAO. Aux nombres desquels, figurent la faible connaissance des procédures douanières, sanitaires et phytosanitaires ; la méconnaissance des normes régionales, la persistance des pratiques informelles ainsi qu’un manque de coordination entre les différents services frontaliers. Des difficultés qui induisent souvent des faux frais, des retards dans les transactions et une baisse de compétitivité des produits agricoles échangés entre les pays de la sous-région.

Face à ces défis, PRIMA-Togo a choisi de renforcer les compétences des membres des cadres de concertation corridor, considérés comme des acteurs clés dans la facilitation des échanges et le dialogue entre les administrations publiques, les commerçants, les transporteurs et les organisations professionnelles.
À travers cette activité, PRIMA-Togo réaffirme son engagement en faveur du développement des chaînes de valeur agricoles, de l’amélioration de la gouvernance routière et commerciale ainsi que du renforcement de l’intégration économique régionale. Le programme ambitionne également de réduire de 30 % les barrières aux échanges des produits agricoles afin de contribuer à l’amélioration des revenus des ménages agricoles ruraux dans ces corridors cibles.
Elom Nomenyo


